À Retenir
- • La saison 5 met en avant des looks audacieux entre Rome, Venise et Paris.
- • Marylin Fitoussi sublime l’esthétique avec des mélanges inattendus.
- • La coiffure rétro de Lily Collins devient un marqueur narratif fort.
- • Les accessoires iconiques comme le sac Balenciaga rythment l’évolution d’Emily.
- • L’Italie offre un décor qui amplifie l’énergie visuelle des tenues.
Je me souviens de mon impatience en découvrant les premiers clichés de la saison 5 d’Emily in Paris. Chaque image m’a immédiatement transportée dans un univers où la mode prend une dimension narrative, presque cinématographique. L’héroïne, incarnée par Lily Collins, poursuit son chemin entre Paris, Rome et Venise, et ses choix vestimentaires traduisent une métamorphose fascinante. Les tenues se font plus affirmées, plus sculpturales, sans jamais renoncer à l’exubérance qui a fait le succès de la série. J’ai eu la sensation de feuilleter un carnet de voyage mode, où chaque silhouette raconte un chapitre de sa vie.
Le contexte créatif et stylistique de la saison 5
Derrière cette esthétique flamboyante, on retrouve la signature indéniable de Marylin Fitoussi, costumière en chef de la série. Son approche s’inspire d’un certain esprit libre, à la manière d’une Carrie Bradshaw revisitée, où l’excès devient un langage, et le mélange une philosophie. Elle ne se contente pas de suivre les tendances, elle les détourne, les exagère et les transforme en véritables déclarations visuelles. C’est une démarche qui me séduit profondément, car elle ose l’imprévisible.
Ce que j’admire particulièrement chez Fitoussi, c’est sa capacité à bâtir une identité mode cohérente tout en bouleversant les codes classiques. Elle sait jouer avec les couleurs vives, les imprimés improbables, les textures contrastées, pour composer des silhouettes qui frappent autant par leur audace que par leur justesse. En regardant Emily déambuler dans les ruelles italiennes ou dans les rues parisiennes, je ne vois pas seulement une jeune femme en quête d’équilibre amoureux et professionnel ; je perçois une héroïne qui utilise le vêtement comme une armure et une célébration de soi.
L’évolution capillaire comme symbole narratif
Les transformations d’Emily ne s’expriment pas uniquement à travers ses vêtements. Cette saison, j’ai été marquée par son choix capillaire, véritable déclaration d’intention. Lily Collins adopte une coiffure à fort volume, inspirée des années 2000, évoquant l’effet « Bumpit » tant prisé par la génération milléniale. Ce détail peut sembler anodin, mais il inscrit Emily dans une nouvelle dynamique. Ses cheveux, portés ainsi, traduisent une volonté d’assumer une féminité plus affirmée, plus expérimentale.
La coiffure devient ici un fil rouge narratif, presque un indice de l’évolution intérieure du personnage. Je trouve intéressant de voir comment une simple mèche bombée, un volume travaillé, peut changer toute la perception d’une héroïne. Cela illustre parfaitement la force symbolique des choix esthétiques dans la série. Plus qu’un accessoire, cette transformation capillaire agit comme un révélateur psychologique, témoignant du passage d’Emily à une maturité nouvelle.
Analyse des looks emblématiques
Polka dots noir et blanc et sac balenciaga
Parmi les silhouettes les plus marquantes, je retiens immédiatement l’ensemble à pois noir et blanc. Emily porte un crop top associé à une jupe midi coordonnée, rehaussée d’un sac Balenciaga Le City dans sa version noire. Le contraste est saisissant : les pois, légers et ludiques, rencontrent un accessoire iconique au design structuré et intemporel. J’ai aimé cette façon de conjuguer légèreté et sophistication, comme une danse entre l’audace et la rigueur.
Les espadrilles ballet en mesh apportent une touche aérienne qui casse l’aspect géométrique du motif. J’ai ressenti dans ce look une transition nette : Emily abandonne l’excentricité pure des premières saisons pour s’aventurer vers une élégance plus posée, sans jamais se départir de sa fantaisie.
Motifs géométriques et explosion florale
À Venise, Emily ose l’imprimé géométrique multicolore à travers un bomber détonant, combiné à un short blanc à franges. Aux pieds, des chaussures Max Mara ornées de fleurs sculptées, et à la main, un sac Saint Laurent. Cette silhouette est une véritable célébration du décor vénitien : festive, éclatante, lumineuse. Je me souviens d’avoir été frappée par cette façon de faire dialoguer l’architecture riche de la ville avec une garde-robe presque carnavalesque.
Ce look m’a évoqué une mosaïque vivante, où chaque élément semble trouver sa place sans jamais se neutraliser. L’énergie qui s’en dégage souligne une Emily en pleine confiance, libérée de certaines hésitations passées.
La combinaison diane von furstenberg et ses accessoires
Parmi les pièces les plus attendues, la combinaison imprimée signée Diane Von Furstenberg illustre une nouvelle étape stylistique. Associée à une manchette Marc Deloche, des sandales Sergio Rossi et un sac en raphia Tod’s, cette tenue incarne un équilibre subtil entre exubérance et sophistication. J’ai trouvé que ce look marquait une volonté de jouer sur plusieurs registres : la puissance graphique de l’imprimé, la sensualité raffinée des accessoires, et la décontraction élégante du raphia.
Il y a dans cette combinaison une maturité nouvelle, un rapport à la mode qui n’est plus seulement performance visuelle mais aussi expression intérieure. Je l’ai perçue comme une affirmation sereine, une Emily qui assume pleinement sa place dans son univers professionnel et personnel.
Les rayures colorées de mindy
Je ne peux pas évoquer cette saison sans m’arrêter sur Mindy, incarnée par Ashley Park. Sa mini-robe rayée signée Hutch Design, agrémentée de bijoux Aurélie Bidermann et d’une bague NeverNoT, reflète parfaitement son caractère exubérant. J’ai adoré la façon dont son style continue d’apporter une respiration joyeuse dans l’esthétique générale, plus posée d’Emily. Mindy brille par sa spontanéité, et cette tenue colorée illustre à merveille son énergie.
Les rayures, loin d’être anecdotiques, font écho aux contrastes du récit : elles traduisent les passages d’une scène à une autre, comme des battements visuels qui soutiennent la narration. J’y ai vu un hommage aux vibrations de l’amitié, au dynamisme du duo Emily-Mindy.
Une osmose entre mode et décors italiens
Ce qui me fascine dans cette cinquième saison, c’est l’harmonie entre les paysages italiens et les choix vestimentaires. À Rome, les tenues évoquent la monumentalité de l’histoire, avec des lignes structurées et des motifs presque architecturaux. À Venise, les explosions de couleurs répondent à la lumière chatoyante des canaux et des palais. Dans Paris, enfin, les silhouettes rappellent la rigueur et l’élégance intemporelle de la capitale.
Il ne s’agit pas simplement de montrer des vêtements dans de beaux décors, mais de créer un véritable dialogue visuel. J’ai ressenti cette immersion comme une promenade esthétique où chaque mur, chaque reflet d’eau, chaque place pavée devenait un miroir de la tenue portée. La mode et le décor fusionnent pour offrir une expérience sensorielle complète.
Perspectives inédites et résonances stylistiques
En comparant avec les saisons précédentes, j’ai été frappée par la différence de tonalité. Là où Emily jouait sur l’exubérance pure, elle semble aujourd’hui chercher une sophistication qui ne renonce pas à la fantaisie. Les pastels et les franges se font plus rares, remplacés par des pièces plus structurées, plus affirmées. J’y ai vu une évolution vers une élégance plus adulte, une traduction visuelle du chemin intérieur du personnage.
Ce qui m’inspire particulièrement, c’est de réfléchir à des alternatives accessibles. Le tailleur oversize, la jupe à pois, la robe rayée sont autant de pièces que l’on peut retrouver à moindre coût, et réinterpréter dans la vie quotidienne. Emily nous rappelle que l’essentiel n’est pas d’avoir les mêmes pièces de créateurs, mais de savoir incarner un style en lui donnant une intention et une personnalité.
Je trouve également fascinant de replacer certains accessoires dans leur histoire. Le Balenciaga Le City, par exemple, n’est pas un sac comme les autres : c’est un objet culte des années 2000, adopté par les icônes de l’époque, et dont le retour signe une réhabilitation du style Y2K dans la culture contemporaine. Porter ce sac, c’est convoquer tout un pan de l’imaginaire collectif de la mode. Cette richesse symbolique ajoute une couche de lecture supplémentaire à la série.
Un voyage visuel et émotionnel
En refermant cette immersion dans la saison 5, je garde en mémoire l’impression d’un voyage qui dépasse la simple fiction télévisée. Emily ne défile pas : elle vit, elle évolue, et ses tenues deviennent le langage de cette évolution. J’ai adoré la voir embrasser une mode qui se fait plus mature, tout en restant fidèle à sa vitalité exubérante. Les décors italiens amplifient cette énergie, donnant à chaque scène une puissance visuelle qui marque l’esprit.
La saison s’annonce comme une célébration de la mode en tant qu’art de vivre et miroir des émotions. Je suis déjà impatiente de découvrir comment cette exploration se poursuivra, et quels nouveaux dialogues entre la mode et la narration viendront enrichir l’univers d’Emily in Paris.